Biens6 min15 février 2026

Divorce et crédit immobilier : que faire du prêt en cours ?

Sommaire de l'article

Gérer le crédit immobilier lors d'un divorce


Le crédit immobilier est souvent le nœud le plus complexe d'un divorce. Voici les solutions possibles.


La solidarité du prêt


Les deux époux restent solidairement responsables du remboursement du prêt, même après le divorce. La banque peut demander le paiement à l'un ou l'autre, peu importe ce que dit la convention de divorce.


Option 1 : Désolidarisation du prêt


Un époux conserve le bien et reprend le crédit seul.


Conditions :

  • Accord de la banque (elle vérifie la solvabilité)
  • Rachat de la part de l'autre époux (soulte)
  • Signature d'un avenant au contrat de prêt

  • Attention : la banque n'est pas obligée d'accepter la désolidarisation.


    Option 2 : Vente du bien


    Le bien est vendu et le crédit remboursé par anticipation avec le produit de la vente.


    Frais à prévoir :

  • Indemnités de remboursement anticipé (IRA) : maximum 3% du capital restant dû ou 6 mois d'intérêts
  • Frais de mainlevée d'hypothèque

  • Option 3 : Rachat de crédit


    Un époux souscrit un nouveau prêt pour :

  • Rembourser le crédit commun
  • Financer le rachat de soulte

  • C'est souvent l'occasion de renégocier le taux.


    Option 4 : Maintien en indivision


    Les ex-époux continuent de rembourser le prêt ensemble. Solution risquée mais parfois nécessaire temporairement.


    Les frais à anticiper


  • Frais de notaire : 7-8% si rachat de soulte
  • IRA : jusqu'à 3% du capital restant dû
  • Frais de dossier : pour un nouveau prêt
  • Frais de garantie : hypothèque ou caution

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